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Le top 10 des surprises de ce début de saison en Europe
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Le top 10 des surprises de ce début de saison en Europe
2019-12-09
Après la France, voilà l'Europe. Les infos les plus surprenantes de ce début de saison.
On vous avait proposé nos dix surprise du championnat de France, avec l’arrivée cette semaine de la dernière journée des phases de poule de la Champions League, on vous propose maintenant notre top 10 des surprises européennes de la saison. Encore une fois complètement subjectif. Si vous n’êtes pas d’accord, vous pouvez toujours envoyer vos réclamation à mail@lesfootix.com" ou même vos contre-proposition à articles@lesfootix.com"



10. Les soucis de City


On les avait quittés sur une saison à 98 points. Un sprint finale dément contre Liverpool. Une série hallucinante – même selon leurs standards – de quatorze victoires consécutives pour boucler la saison. 95 buts marqués, meilleure attaque. 23 buts encaissés, seconde défense. Bref, une machine de guerre.

Vincent Kompany, leur emblématique capitaine était bien retourné en Belgique mais il ne faisait plus vraiment parti du onze type de Guardiola. Rien ne laissait augurer de la passe difficile – selon leurs standards encore – que les Citizen endurent en ce moment. Après seize journées, quatre défaites et deux nuls, City a déjà perdu autant de points que sur l’ensemble de la saison passée.

En Angleterre, on cherche des explications. La plus souvent avancée est la blessure d’Aymeric Laporte. Le gaucher est le patron de la défense des sky blues et son indisponibilité combinée à celle de John Stones a laissé Pep avec le seul Otamendi comme défenseur central de métier.

Le repositionnement de Fernandinho en défense central pour pallier aux absences à forcer l’intégration de Rodri dans le onze. L’espagnol n’a sans doute pas encore eu le temps d’assimiler toutes les composantes du système de jeu complexe de Guardiola. Le résultat ? Une sentinelle qui apprend encore à connaitre son équipe et ses coéquipiers. Un défenseur central qui n’en est pas un et une défense qui prend l’eau.

City peut pratiquement déjà faire une croix sur le titre. Quatorze points de retard sur Liverpool paraissent insurmontables, surtout au vu du rythme imprimer par les Reds cette année. La vraie question maintenant est de savoir si les mancuniens pourront accrocher la deuxième place sur laquelle ils accusent déjà six points de retard.

Fin de cycle à City ?



9. Lopetegui et le FC Seville


Pour le grand public, l’histoire de Julen Lopetegui c’est celle de deux fiascos consécutifs. La fin calamiteuse de son aventure à la tête de la sélection espagnole puis son court passage à la tête du Real de Madrid qui aura durée à peine 139 jours.

Côté FC Séville, moins de turpitudes, le club oscille entre la quatrième et la septième place en championnat depuis cinq ans. Mais cet été Monchi est revenu et la révolution a débuté. Exit Pablo Machin, entraîneur prometteur mais encore un tendre. Exit aussi Luis Muriel, Quincy Promes, Pablo Sarabia, Wissam Ben Yedder, Maxime Gonalons… On ne vous fait pas la liste complète, pas moins de vingt-deux joueurs ont quitté le club au mercato. Dans l’autre sens, seize joueurs sont arrivés. Pas de noms ronflants, beaucoup de joueurs issus de ligue 1. Lucas Ocampos, Jules Koundé, Ronny Lopes…

On connait Monchi et sa capacité à faire des miracles mais on imaginait assez mal cette équipe, patchwork de second couteaux venu des quatre coins de l’Europe, dirigée par un entraineur qui restait sur deux échecs retentissants, trouver son rythme de croisière aussi rapidement, et pourtant… Le FC Séville est troisième, à trois points du Real et du Barca, et surtout 5 points devant l’Atletico.



8. Les renaissances romaines


On aurait voulu parler de renaissance italienne, pour le plaisir du jeu de mot mais on ne s’intéresse ici qu’a la Roma nouvel El Dorado des joueurs dans le creux de la vague.

Chris Smalling et Javier Pastore. Le premier était considéré comme l’avenir de la sélection anglaise en défense. Le second devait être le fer de lance du projet Qatari au PSG. Deux joueurs aux destins similaires. Débuts en fanfare, perte de confiance, passage au second plan en club, disparition en sélection et départ pour la Roma.

L’argentin aura devancé l’anglais d’une saison, mais sa première année romaine n’aura pas été à la hauteur des espérances en Italie, où il avait su garder une belle côte. Depuis Septembre en revanche, à Rome, c’est revival 2012. Pastore enchaîne les match – déjà une victoire pour lui – et les prestations convaincantes. Smalling s’est immédiatement imposé comme l’un des défenseurs les plus solide de la botte au point de le faire regretter à Manchester ou il était pourtant devenu la risée des supporters.

La Roma peine encore à retrouver le haut du classement mais pour Smalling et Pastore, c’est une seconde carrière qui commence.



7. Tottenham


Mais dans quel mer**er est allé se fourrer le finaliste malheureux de la dernière ligue des champions ?

C’est vrai, la fin de championnat des Hammers avait été compliquée et leur quatrième place tenait autant à leur bon début de saison qu’a la faillite d’Arsenal et Manchester United.

C’est vrai, malgré les progrès affichés depuis l’arrivée de Pocchettino, l’armoire à trophée est toujours désespérément vide et certains cadre – Harry Kane en particulier – commencent à s’en agacer.

C’est vrai, la fragilité défensive affichée cette saison réclamait des mesures fortes.

Mais Mourinho ? Vraiment ? Fallait-il en arriver là ? On commence à le connaitre, le cycle du Mou. Une première année de réglages, une seconde de challenge, où Tottenham gagnera sans doute une breloque – une FA cup ou l’Europa League – et une troisième incendiaire ou le technicien sombrera dans la paranoïa envers sa direction et les médias. Mourinho pratique la technique de la terre brulée. Quand il part, il laisse un champ de ruine derrière lui. L’Inter, Chelsea – deux fois, United… Seul le Real à réussi à sauver les meubles.

On le sait, Daniel Levy est fasciné par Mourinho. Il avait déjà tenté de le recruté au début de la décennie il a toujours rêvé d’installer le portugais sur à la tête de son équipe. Mais peut-on imaginer mariage plus contre-nature. Le président des Spurs est réputé pour sa dureté en affaire et la rigidité de sa bourse (un an et demi sans transferts entrant à Tottenham) quand Mourinho exigera sans aucun doute de refaire la maison du sol au plafond cet été.

Tottenham était devenu la feel good story en Angleterre à la suite de ses exploits répété en Premier League et en ligue des champions malgré un budget largement inférieur à ses concurrents. La personnalité de Pocchettino et la qualité du jeu déployé n’y étaient sans doute pas étrangères non plus. On le sait, Mourinho va garer le bus, se mettre les médias à dos et réduire à néant tout le capitale sympathie accumulée depuis cinq ans.

On aimait bien Tottenham. On aimait bien aimer Tottenham. Mais tout ça, c’est terminé.



6. Le Borussia Mönchengladbach


Bayern Münich ? Borussia Dortmund ? RB Leipzig à la limite ?

Non non, ne cherchez plus. Le leader de Bundesliga après quatorze journées est bien le Borussia Mönchengladbach. Ne cherchez pas non plus les stars dans l’équipe il n’y en a pas. Le nom le plus connu du grand public (hors France) est sans doute Breel Embolo, ancienne pépite suisse que l’Europe entière convoitait mais qui n’a pas encore réalisé son potentiel.

L’entraineur, Marco Rose, a fait ses classes au RB Salzburg – dont la capacité à dénicher de talentueux jeunes entraineurs frise la sorcellerie – mais a surtout été dirigé Tüchel et Klopp lorsqu’il jouait à Mayence. Évidemment, ça se ressent dans le pressing. A ‘Gladbach on presse haut, on joue vite, on combine court et la bande à Marcus Thuram et Alassane Pléa est en train de surprendre toute l’Allemagne.



5. Zidane et le Real


Pour être tout à fait franc, le retour de Zidane au Real, on pensait que c’était une erreur. Pour tout le monde. Les entraineurs c’est comme les ex et les ex c’est comme la prison. SI t’y retourne c’est que t’a pas compris la leçon.

Zidane avait senti le vent tourner et était parti du Real au sommet. Un départ à la Jaquet. Il avait tout gagné – 3 fois – et son image resterait à jamais immaculée dans la mémoire des socios madrilène. Et on le savait bien, toute l’Europe le disait, il avait surtout hérité d’un groupe exceptionnellement talentueux qu’il n’avait qu’à garder motivé et en ordre de marche pour écraser l’Europe.

Oui mais voilà, Zizou aime trop le Real et quand Florentino Perez l’appela au chevet d’une équipe malade après une saison compliquée sous les ordres de Lopetegui puis de Solari, Zidane ne sut pas dire non.

Tout avait bien débuté avec un recrutement quatre étoiles à coup de millions, même si les deux cibles prioritaires de Zidane – Pogba et Mbappé – ne sont pas (encore) arrivées. Mais après une présaison compliquée, un début de Liga poussif, l’imbroglio Bale, un Hazad qui peine à trouver ses marques et une claque au Parc des princes contre le PSG en ligue des champions on se disait que notre première impression était la bonne. Comme avec Mathilde en 3e, on n’aurait pas dû replonger, l’imposture était dévoilée. Zidane entraîneur, finalement, c’était pas ça.

Et puis… Et puis ça a fini par prendre. Hazard n’est toujours pas au top mais Benzema flanqué de deux gamins brésiliens à ses côtés est en train de remettre Madrid à l’endroit. Le Real est au coude à coude avec le Barca en Liga et la dynamique du moment ne plaide pas vraiment en faveur des catalans. Le PSG peut s’estimer heureux d’avoir ramené un point de Bernabeu. Suite à l’incident « Wales, Golf, Madrid » Bale est au placard et on serait surpris de l’en voir sortir avant d’être envoyé dans le premier charter pour la chine cet hiver. Bref tout va mieux.

A croire que Zidane est finalement un peu plus qu’un pompom girl en costume Gucci.



4. Erling Braut Håland


Le nom n’était pas totalement inconnu en Premier League. Håland père (Alf-Inge de son doux nom) était tristement célèbre pour être la victime la plus notoire de Roy Keane. En représailles à un incident 3 ans plus tôt, l’Irlandais avait volontairement fracturé le genou du Norvégien en 2001, mettant un terme à sa carrière. Le petit Erling Braut était alors âgé d’à peine un an.

Avance rapide dix-huit ans plus tard. Erling Braut, pour venger son père, ne martyrise pas les genoux mais les défenses. A un rythme assez ahurissant. Vous connaissez les chiffres mais on vous les redonne quand même : vingt-huit buts en vingt-et-un matchs cette saison. Hallucinant. Le plus dingue ? C’est en ligue des champions qu’il est le plus efficace. Huit buts en cinq matchs.

Un profil de déménageur à la Tore André Flo, ok. Une précision clinique face au but, ok. Mais pour tout vous dire, on a encore un peu de mal à cerner le garçon. Son profil parait tellement loin de ce qui se fait aujourd’hui. Le top joueur européen qui s’en rapprocherait le plus ? Lewandowski peut-être… Enfin on demande encore à voir dans un grand club – ou il ne manquera pas de signer cet été.

Enfin, on ne le connaissait même pas il y a 6 mois alors parler de surprise…



3. Leicester


Ils vont nous refaire le coup de 2016 pas vrai ?

Bon ok, même nous on n’y croit pas. Liverpool parait intouchable. Mais Leicester deuxième du championnat anglais, six points devant Manchester City ? On n’y croyait pas non plus.

Et pourtant ils sont là et bien là. Après les purges hebdomadaires imposées par Puel l’an dernier, le recrutement de Brendan Rodgers est un coup de génie. Chantre du jeu offensif, l’ancien entraineur de Liverpool à su revigorer une équipe devenue léthargique à force de pratiquer le Puel-ball.

Jamie Vardy est redevenu le redoutable buteur qu’il était lors de la saison du titre. Youri Tielemans s’impose comme l’un des meilleurs milieu relayeur du royaume (si si, on parle bien du même, celui de Monaco). Wilfred Ndidi semble être la réincarnation de N’Golo Kanté. Leicester est transfiguré, joue bien, défend bien, bref, a tout pour réussir une grande saison.

Pas une mince affaire quand on connaissait l’hégémonie du big six depuis cinq ans. City, Liverpool, United, Arsenal, Chelsea et Tottenham ont toujours trusté les six premières places du classement depuis 2016 et et le titre de Leicester (déjà).

Les Foxes pourront-ils leurs faire le coup deux fois ? Ça y ressemble bien.



2. Le Bayern Munich


On vous a déjà fait le couplet sur Mönchengladbach plus haut mais ça n’explique pas que le Bayern pointe aujourd’hui à… la 7e place du classement. Quand on est septuple champion d’Allemagne, ça fait désordre.

Le départ de la talismanique doublette Ribery – Robben ne peut pas tout expliquer. Comme d’habitude le recrutement avait une sacrée bonne tête avec Hernandez, Coutinho et Perisic. On ne parle pas de Pavard volontairement parce qu’ici, aux Footix, on croit que Pavard était le joueur d’une seule compétition. Mais on espère qu’il nous donne tort.

Lewandowski continue pourtant d’empiler les pions mais quelque chose semble cassé dans ce Bayern. Pas seulement cette année, pas seulement au niveau du terrain. Deux entraineurs limogés en deux ans, ça ne ressemble pas à ce club d’habitude si serein et à la gestion irréprochable. On voit de plus en plus dans les media les caciques bavarois. Rummenigge, Hoeneß, Beckenbauer… On a l’impressions qu’ils perdent le contrôle, ou qu’ils vieillissent, ou les deux.

On a surtout l’impression que le club fait ce qu’il n’a jamais fait auparavant. Il cède au court-termisme et à la panique.

Ce qui nous amène à…



1. La faiblesse des champions en titre


Italie : Juventus depuis 8 ans

Allemagne : Bayern Munich depuis 7 ans

Espagne : Barcelone 4 fois en 5 ans

France : Paris 5 fois en 6 ans

Angleterre : City depuis 2 ans

Dans le top 5 européen depuis quelques années maintenant, on connait pratiquement tous les champions avant même que la saison ne commence. En Italie, en France et en Allemagne, les autres équipes se battent pour les places d’honneurs. En Espagne, le Real arrive à bousculer le Barca de temps à autre. Il n’y a qu’en Angleterre qu’un semblant de suspense existait, même si City débutait chaque saison avec l’étiquette de favori. Les droits télés augmentant, les revenus générés par la Champions League également, la tendance allait plutôt en s’accentuant.

Et puis cette année, patatra. Tout fout le camp. La Juve n’est déjà plus invaincu et c’est même l’Inter qui est en tête après quinze journées. Paris et le Barca sont toujours en tête de leurs championnat respectifs mais on les sent moins souverains. Tüchel et Valverde semblent tous les deux menacés. On a déjà parlé du Bayern et de City donc on ne va pas revenir dessus.

En dehors du championnat d’Angleterre, rien ne semble joué nulle part. Et ça, c’est une vraie bonne nouvelle.
La Redac
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